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Mondialisation

Indignation et résistance: des mots attrape-tout

La méthode est connue qui consiste à regrouper des revendications proches les unes des autres sous forme de « convergence » pour, en principe, leur donner plus d’ampleur et d’efficacité. Bien souvent, elle ne réussit qu’à aboutir à un plus petit commun multiple dans lequel, à la fois, chacun croit se reconnaître, mais où personne ne se retrouve. Depuis plusieurs mois, à la suite du fascicule de Stéphane Hessel (2011-ou-la-tentation-totalitaire), c’est l’indignation et les « indignés » qui bénéficient de ce traitement.
Des « indignés », il y en a eu dans les pays du Maghreb et du Proche-Orient, quand bien même les situations de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye et de la Syrie n’ont pas grand-chose en commun (Révolution-arabe-ou-révolte-arabe).
Des « indignés », il y en a en Grèce, pays proche de la faillite et soumis à une redoutable cure d’austérité.
Des « indignés », il y en a en Espagne, où la situation économique fragile entraîne un taux de chômage exceptionnellement élevé parmi les jeunes.
Des « indignés », il y en a en Israël, pays dont l’économie est totalement phagocytée par les besoins de la « défense » contre les Palestiniens. Curieux paradoxe, ces indignés-là sont des sionistes qui attendent de meilleures conditions de vie de la part de leur gouvernement mais qui ne posent pas la question des coûts comparés de la guerre et de la paix, préférant parler des coûts du fromage blanc ou du loyer.

Et maintenant, des « indignés », il y en a en Grande-Bretagne. Ils n’en portent pas le nom (pas encore …), sont plus jeunes, et surtout n’appartiennent pas aux classes sociales qui manifestent à Athènes ou à Tel-Aviv. Leurs luttes rejoignent celles de nos cités et de nos banlieues en 2005.
Si les premiers parlent volontiers de « démocratie directe », les seconds pensent avant tout à casser et à se servir. Mais dans un cas comme dans l’autre, le moteur de leur indignation est bel et bien une fureur à l’encontre de l’étalage d’une richesse capitaliste inaccessible à cause du chômage, à cause de la ségrégation sociale, à cause des peurs de notre société.
Curieusement, tous ces indignés en appellent à cette fameuse convergence, synergie des luttes, comme une forme de mondialisation, alors qu’ils honnissent ce terme et ce concept lorsqu’il s’applique à l’économie, et singulièrement à l’économie financière. Les indignés n’en sont pas à une contradiction près !

Les espoirs de liberté des uns (Tunisie, Egypte, …) n’ont rien de commun avec les espérances économiques des autres (Grèce, Espagne, …). Quelques soupçons d’analyse politique permettraient même à ces derniers (en Israël notamment !) de comprendre que leurs espérances économiques se construisent sur le dos des espoirs de liberté des premiers !
Indignés et indignation ne sont que des mots attrape-tout dans lesquels on peut fourrer aussi bien la démondialisation, la dénonciation de l’euro et de l’Europe, que les migrations, la classe politique corrompue, les patrons-voleurs, le sionisme ou l’oligarchie régnante …. bref une forme de poujadisme à la sauce Internet.
Il est un autre mot attrape-tout qui rejoint celui des indignés. Il s’agit de la résistance ! D’autant plus que l’on résiste aux mêmes choses que celles contre lesquelles on s’indigne. On en arrive même à s’indigner et à résister, ici en France, contre la « barbarie » ! Oh, pas celle qui peut régner dans certain pays en voie de développement, soumis à un dictateur implacable ! Non ! La barbarie d’Hadopi et de Loppsi, symboles d’un état « totalitaire » !!!

Indignation et résistance, voilà encore des mots récupérés par l’extrême-droite qui n’en rate pas une, surtout quand le contexte flou et généraliste le lui permet. Déjà des tentatives d’entrisme ont eu lieu (Paris, Place de la Bastille). Mais l’amalgame se pratique quotidiennement, à la radio, sur les TV, sur Internet.

Indignés – Paris, le 29 mai 2011 (C)Ibuzzyou

Alors, que faire ?

  • Favoriser un meilleur partage des richesses en taxant les transactions financières (Tobin), en limitant les hauts revenus, en imposant lourdement les commissions des banquiers et traders … et en redistribuant pour …
  • Investir dans la formation et dans la création d’emplois verts, d’emplois technologiques, d’emplois d’innovation et d’avenir, dans nos villes et leurs banlieues, sans autre idée préconçue que celle d’économiser l’énergie et notre planète.
  • Changer progressivement notre personnel politique. La fonction d’élu (quel qu’il soit) ne doit plus appartenir à ceux qui ont les moyens de faire campagne en permanence. Le cumul des mandats et la réélection sont à proscrire. Le nombre d’élus (et donc celui des structures administratives) doit diminuer considérablement. L’âge moyen des élus doit s’abaisser.
  • Sortir de la crise par le haut, avec plus d’Europe, plus de fédéralisme, avec plus de solidarité entre continents, avec plus de liberté à nos frontières (pour des Maliens, comme pour des Roms, citoyens européens) …
  • Faire autre chose que s’indigner et/ou résister et mettre un contenu politique derrière ces mots attrape-tout …
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Egypte

Le Pharaon renversé

Robert Solé a publié très récemment un ouvrage intitulé « Le Pharaon renversé. Dix-huit jours qui ont changé l’Egypte ». Il ne s’agit pas d’un roman. Il ne s’agit pas, non plus, d’une analyse des évènements (même si celle-ci existe !) pour en comprendre les origines et en débattre de l’avenir. Non, il s’agit d’une forme de journalisme de synthèse, une chronologie pertinente des évènements accompagnée de sentences, jugements ou commentaires.

(DR)

Ce récit des dix-huit jours fait appel à des références de correspondants de presse présents en Egypte. Et le début du livre nous donne un peu l’impression d’être un condensé des écrits des journalistes du « Monde ». Heureusement, cette sensation se dissipe avec l’arrivée de citations plus ouvertes et plus internationales. Il n’en demeure pas moins que, tout comme Le Monde, Robert Solé accorde une importance peut-être exagérée au rôle joué par les réseaux sociaux. La preuve en est que la fermeture d’Internet n’a pas empêché le développement du mouvement, et ce ne sont pas les palliatifs techniques pour contourner l’interdiction qui ont pu être décisifs. Non, il y avait autre chose dans l’air, autre chose qui a fait que les Egyptiens se sont sentis plus forts que toutes les interdictions et tous les contrôles qui leur étaient imposés. N’y avait-il pas, même parmi les tenants du pouvoir, un sentiment d’inéluctabilité de l’évènement ?

L’incendie du Gouvernorat d’Alexandrie est l’illustration de ce sentiment et de cette vacuité de l’ordre établi. Une longue vidéo, très tranquille, montre que les incendiaires n’étaient qu’une poignée de personnes, à 100 ou 200 mètres en arrière d’une manifestation beaucoup plus nombreuse. On les voit entrer et sortir du bâtiment, certains d’ailleurs pour le piller et en repartir avec les ordinateurs, les lampadaires halogènes ou des fauteuils. Et puis soudain le feu qui part d’une pièce à l’étage, puis du rez-de-chaussée. Les choses se font dans un tel « calme », en l’absence totale de tout policier ou de tout militaire, en l’absence des fonctionnaires du Gouvernorat, qu’on n’imagine pas qu’elles puissent être autrement !

Par sensibilité, Robert Solé accompagne son récit de plusieurs références aux coptes. Il fait mention, en cours d’ouvrage, de l’attentat d’Alexandrie qui a fait plusieurs morts. La fin du livre lui permet de citer les attaques du Caire, en date du 9 mars, dans le quartier de Moquattam. (Le livre étant publié, il n’a pas pu parler des nouvelles victimes du 7 mai). Entre les deux, l’auteur semble faire preuve d’un certain angélisme (celui que les journalistes du Monde ont mis en musique à plusieurs reprises): les choses vont mieux, les choses vont bien entre musulmans et coptes. Des preuves: certaines banderoles, certains logos affichent la croix et le croissant l’un à coté de l’autre, à l’occasion de la prière, les chrétiens protègent les musulmans, … Tout cela est vrai, mais tout cela ne constitue pas une avancée démocratique. La seule avancée démocratique est celle qui consisterait à déclarer que la foi des uns et des autres n’a strictement rien à voir avec la conduite des affaires de la nation. Il ne reste rien aujourd’hui de ces attitudes tout au plus généreuses. Qu’en est-il de la place accordée aux coptes dans les projets de Constitution ?

Les propos d’Hani Shukrallah, journaliste égyptien, écrits le 1er janvier 2011 et cités par Robert Solé, n’ont strictement rien perdu de leur véracité à l’issue des dix-huit jours de soulèvement, ni au cours des cinq derniers mois; « J’accuse ces administrations qui sont persuadées qu’en soutenant la mouvance salafiste elles luttent efficacement contre les Frères Musulmans égyptiens et qui, à l’occasion, ne dédaignent pas d’attiser le sentiment anti-copte afin de détourner l’opinion publique de sujets politiques autrement plus préoccupants. Mais, surtout, j’accuse les millions de musulmans dits modérés qui vivent parmi nous, ceux qui se montrent chaque année plus méfiants, plus repliés sur eux-mêmes et plus veules … »
Les coptes ont actuellement la crainte que l’armée et les Frères Musulmans et les salafistes s’entendent « sur leur dos » et que leur statut devienne encore plus précaire.

Robert Solé se livre a deux critiques pertinentes et bien vues. Tout d’abord à l’égard des étrangers, français parfois, qui ont cru pouvoir s’investir sans modestie et sans prudence dans cette révolte. D’aucuns sont allés jusqu’à invoquer le précédent de la guerre d’Espagne et des Brigades Internationales !! S’il est possible de s’attacher à un mouvement libérateur dans un autre pays que le sien, il paraît indispensable que ce soit en se mettant « au service de .. ».
L’autre critique concerne la façon désinvolte et ultra-rapide avec laquelle certains journalistes et leurs organes de presse ont su tourner la veste …


Ajout du 8 août 2011

Concernant le rôle joué par l’internet, la blogosphère et les réseaux sociaux, la mémoire des commentateurs est très sélective ! Ce blog a pris partie, voici presque trois ans, pour Kareem Amer (Kareem-Amer), blogueur égyptien longtemps emprisonné pour ses écrits. Cet homme avait la particularité de se réclamer de l’islam et de souhaiter que les femmes de son pays puissent exprimer leur totale autonomie, sans être soumises aux hommes. Il a été un précurseur. Mais qui parle de lui, à l’heure actuelle ?

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Mondialisation

Le type qui avait des frontières dans la tête

Dans un contexte international (et national à cause des prochaines élections) où l’on parle de plus en plus de démondialisation et de relocalisation, un livre vient de sortir qui impressionne par sa logique.

Il s’intitule « Un autre monde. Protectionnisme contre prédation » et a été écrit par Alain Chauvet, professeur à l’Ecole Centrale de Paris et à l’ESSEC.

(DR)

Dès le titre, déjà, les dés sont jetés. La mondialisation des échanges est un synonyme de l’exploitation et de la « prédation ». Ce rapprochement sémantique que personne ne débat est un postulat généralement bien accepté parmi tous les altermondialistes. Un exemple ? Le Collectif des Associations de Développement en Rhône-Alpes (CADR) écrit dans son dernier bulletin: « quand le commissaire au développement de la commission européenne affirme qu’il est « nécessaire d’investir dans la croissance pour lutter contre la pauvreté », cela veut dire confier au seul marché la politique de solidarité ». Si vous ressentez le besoin de vous en assurer, faites le test suivant: sur Google, tapez « démondialisation » et « protectionnisme ». Le mot associé qui apparaîtra le plus fréquemment dans les propositions sera le mot « prédation » ou « prédateur », deux mots dont est accusé le capitalisme mondial.

Alors, que propose Alain Chauvet ? Diviser le monde en 10 zones de tailles différentes, totalement protectionnistes, l’Afrique noire, le Maghreb et le Proche et Moyen-Orient, l’Inde, la Chine, le Japon et l’Océanie, l’Europe de l’Ouest, l’Europe de l’Est, l’Amérique du Nord, L’Amérique du Sud, l’Australie. Le découpage est censé être lié à une notion de foyers civilisationnels dont on peut cependant s’interroger sur le bien-fondé et sur la pertinence contemporaine. Le Japon et l’Indonésie ne sont pas nés d’une seule et même civilisation, ni l’Amérique Latine et l’Amérique Centrale, ni le Maghreb et les pays musulmans de l’ex-empire soviétique. On constatera d’ailleurs le rattachement de la Turquie à ce bloc. Les civilisations invoquées semblent bien davantage un prétexte « historique » lorsqu’on constate que le ciment des dix grandes zones proposées s’apparente avant tout à des critères économiques. Pour que ces sous-planètes soient viables, au moins sur le papier, il fallait leur donner les moyens de constituer un « marché » puisqu’il leur sera demandé de vivre en large autonomie, voire en quasi autarcie.

Mais peut-on démondialiser ? Et qu’entend-on par démondialisation ? La mondialisation des échanges humains, culturels, cultuels, commerciaux et maintenant financiers date de plusieurs siècles. Depuis Marco Polo, les relations entre les peuples du monde n’ont fait que se multiplier et se complexifier.
Le 21° siècle est d’ores et déjà le siècle de la mondialisation des communications. Le réveil arabe, avec le rôle joué par les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, en est non seulement l’illustration, mais la preuve.
Les idées, comme la demande de libertés individuelles, l’autonomie féminine, la laïcité, se développent mondialement grâce aux structures en réseaux.
Il en est de même des transports et de toutes les connexions nationales et internationales, les échanges de marchandises et les déplacements de populations travailleuses ou touristes.
Il en sera bientôt de même pour l’énergie (et la France centralisatrice part à contresens), car viendra le temps où la production électrique solaire et/ou éolienne d’un continent éclairé alimentera un continent dans l’ombre.

Les chantres de la démondialisation et du protectionnisme nous trompent, car ils ne visent en fait que la mondialisation financière, la dernière en date des mondialisations, la plus sournoise certes. Mais faut-il cependant favoriser et défendre le protectionnisme au motif que le monde globalisé est le terrain de chasse du capitalisme ?
Comment dix zones quasi indépendantes peuvent-elles se développer ?
Comment accepter (et l’auteur le dit lui-même) que l’Europe de l’Ouest soit probablement la première zone à s’en sortir ? Et les autres ? Quel sera leur avenir ? Comment empêcher (interdire ?) les besoins et les envies de développement, de croissance, de liberté individuelle ? Comment contrôler les migrations ? Comment limiter les populations ? Quel type de développement est-il réservé à l’Afrique Noire ? Comment l’agriculture pourra t-elle assurer l’indépendance alimentaire de chaque zone ? Comment empêcher (interdire ?) les transferts de connaissances et de technologies d’une zone à l’autre ?
Malgré les apparences, l’auteur ne se préoccupe pas prioritairement du développement de chacune des zones qu’il a initiées. Non, il cherche à éviter un effondrement de la civilisation occidentale, une civilisation chrétienne, social-démocrate qui cherche avant tout à tracer et à défendre ses frontières … les plus étroites possibles.

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Droits de l'homme

Jouer avec le feu

C’est un sondage qui a été publié le 24 juin. Un sondage un peu « manipulé » comme d’habitude, puisque fait pour que l’on puisse commenter les résultats dans un sens pré-établi. Un sondage Ipsos-Logica pour France-Télévisions, Radio-France et Le Monde.

On y voit onze candidats se partager les suffrages des français: Nathalie Arthaud, un candidat du NPA, Mélenchon, Aubry OU Hollande OU Royal, Hulot, Bayou, Borloo, Villepin, Sarkozy, Dupont-Aignan et Le Pen. Vous y croyez, vous, à une telle liste ?

Le but est de monter que, quel que soit le candidat de gauche, il arrive en tête sauf Royal qui fait jeu égal avec Sarkozy.
Le but est de montrer que Sarkozy a un socle électoral de plus en plus restreint, ce que les chiffres ne démontrent pas si l’on compare avec ceux du 18 mai (précédent sondage).
Le but est de montrer que Le Pen stagne, ce que, là encore, les chiffres ne démontrent pas.

L’enseignement majeur est celui-ci. Quel que soit le candidat de gauche,Sarkozy se maintient à 19%. Quel que soit le candidat de gauche, Le Pen se maintient à 18 % (17% si c’est Hollande). Donc, le jeu est très serré. Si l’on retient que le taux d’erreur ou de « variation » est de plus ou moins 4%, cela veut dire que Sarkozy peut recueillir entre 18,2 et 19,8 % des suffrages et que Le Pen peut recueillir entre 17,3 et 18,7 % des voix. Ils peuvent donc mathématiquement et statistiquement se croiser !

A partir de là, on peut se livrer à toutes les suppositions possibles et imaginables, et notamment sur le report des voix de toute la bande des autres candidats (Villepin, Borloo, Bayou, Dupont-Aignan, ..). Le fait est là: Sarkozy-Le Pen sont dans un mouchoir.


Depuis quatre ans se développent un slogan et une attitude politique aussi dangereux l’un que l’autre: le « Tout Sauf Sarkozy ». Il s’agit bien davantage d’une « destruction » du bonhomme que d’une position politique argumentée. On la retrouve dans les montagnes d’insultes diffusées sur le net, mais aussi dans le traitement de certaines affaires ou les titres accrocheurs, tel « Le voyou de la République » de Marianne, ou le « sodomiser Sarkozy » de Didier Porte (et encore il l’a pas dit comme ça !) et Stéphane Guillon. On la retrouve encore très récemment dans les commentaires à propos d’un président qui aurait délibérément « engrossé Carla » pour assurer sa popularité !
Le « Tout Sauf Sarkozy » dit bien clairement que TOUT peut être essayé pour remplacer Sarkozy, donc y compris l’extrême-droite et le Front National de Marine Le Pen. Le « Tout Sauf Sarkozy » et ses manifestations outrancières et peu républicaines est un outil dans les mains de l’extrême-droite. Il est une faute dans les mains de la gauche !

Un exemple ? Celui d’un commentaire exprimé à propos du sondage cité plus avant. « Je suis de gauche, mais je voterai Le Pen au 1er tour afin d’être certain que Sarkozy sera éliminé. Je voterai pour la gauche au 2° tour, heureux que 80% des français votent pour un socialiste ! »

Il s’agit-là d’un jeu dangereux et il est fort probable que des militants de gauche y pensent. Mais RIEN ne prouve que les électeurs se reporteront en masse sur le candidat socialiste. RIEN ne prouve qu’un appel au « front républicain » soit entendu et suivi d’effet. Au contraire, le « Tout Sauf Sarkozy » permettra de se justifier et d' »essayer » un Front National qui aura réussi une mue de façade, mais qui sera toujours le même.

Pourquoi parler de cela sur ce blog ? Parce que personne, strictement personne, n’aborde cette éventualité. Et parce que laisser gagner le Front National, c’est rendre bien difficile la poursuite des thèmes de ce blog: développement et solidarité Nord-Sud.