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Le jour où j’ai failli devenir fils de vigneron (2)


Je n’avais pas encore vraiment compris ce que nous étions venus faire dans ce coin de campagne venté. D’autres pensées m’assaillaient, qui n’avaient rien à voir avec cette journée de découverte de la Provence ! »
 »La semaine qui venait de s’écouler avait été bien agitée et elle me laissait un souvenir mitigé. Voici quelques mois, quand j’étais entré en sixième au Lycée Champollion, j’avais fait la connaissance de celle qui restera ma première petite amie. Jusqu’à ce jour, les filles ne m’avaient guère intéressé ! Evelyne, tel était son prénom. Nous nous retrouvions tous les matins, dans le bus qui nous conduisait au centre-ville de Grenoble. Elle allait au lycée de filles, le lycée Stendhal. Elle montait dans le bus au moins un quart d’heure après que j’y ai pris place, puisqu’elle habitait dans une toute nouvelle zone d’HLM en bordure de Grenoble, le quartier Malherbe. »
 »Et nous nous retrouvions au fond du car, l’un près de l’autre et la main dans la main. Mais les mains dans le dos, pour ne pas les laisser voir ! »
 »Cela n’avait pas duré très longtemps. Bientôt Evelyne avait reporté son attention sur un plus grand et plus âgé que moi, par ailleurs un peu « blouson noir », et elle m’avait laissé tomber. Sans doute un peu jaloux et surtout terriblement vexé, j’avais cru très malin de provoquer ce rival par l’intermédiaire d’un de copains de son groupe. Il y avait un peu de « lutte des classes » dans cet affrontement. J’habitais en banlieue de Grenoble et j’étais au Lycée Champollion, un établissement classique où l’on apprenait le latin. Mon concurrent de la semaine passée vivait dans une zone d’habitat social et allait au Collège, de culture moderne et sensiblement plus populaire. Il y avait des différences sociales et culturelles entre les élèves des deux établissements qui se font face et ces différences se traduisaient par de petits affrontements quotidiens. Alors, si en plus, il devait y avoir des motifs de jalousie et de vexation … »
 »Voici trois jours, il m’avait attendu à l’arrêt d’arrivée du bus et la bagarre avait presqu’immédiatement débuté. Nous nous étions battus sur le trottoir, sous les cris de quelques passants et la surprise des autres camarades qui, bien entendu, n’avaient rien vu venir. Cela s’était terminé, pour moi, sur le capot d’une voiture en stationnement. Lui, il était parti de son côté. »
 »Ce jour-là, j’étais arrivé au lycée un peu meurtri, mais surtout humilié d’avoir été dominé et d’avoir perdu Evelyne que, depuis, je ne faisais qu’apercevoir à l’autre extrémité du bus. »

Vignes (DR)

Devant moi, au fond de cette cour sèche et gravillonneuse, il y avait une maison basse. Des murs blancs, des fenêtres peu nombreuses avec des volets bleu pâle, encore plus pâle que les fleurs de lavande présentes un peu partout. Un seul étage, tout est de plain-pied, sous un toit de tuiles provençales; c’était une maison comme tout le village en était fait, comme toutes celles que l’on voyait dans chaque village, dans chaque hameau depuis bien avant Vaison la Romaine. Ici, toutes les maisons se ressemblaient. A droite et à gauche de la partie d’habitation, en angle droit, comme pour refermer la cour, se trouvaient des bâtiments dont j’ai supposé que la vocation était agricole. Ils n’avaient pas d’autre ouverture qu’une large porte à deux battants, arrondie sur le haut. Les portes étaient fermées.
Je n’ai pas vraiment souvenir de ce qu’était la distribution des pièces de cette maison et je ne crois pas que nous l’ayons visitée. Ce qui est certain, c’est que je l’ai trouvée petite par rapport à notre maison de Grenoble et à ses grandes et nombreuses pièces. L’intérieur de la seule pièce que j’ai pu voir était blanc, les murs étaient blancs, les portes et fenêtres également blanches, les meubles rares en bois clair. Il n’y avait pas de décoration aux murs. L’évier, un buffet, une table et quelques chaises tenaient lieu de cuisine. Malgré toute cette blancheur, la maison n’était pas très lumineuse, à cause des ouvertures peu nombreuses et petites et des volets à moitié fermés. Il y faisait frais. Je ne comprenais pas ce que nous faisions ici, dans cette maison qui ne m’attirait pas.
Mon père a parlé quelques minutes avec l’homme qui nous avait accueillis. J’étais à l’écart et je n’ai rien entendu de leurs échanges. Et puis, nous sommes ressortis, aveuglés par la lumière et par le vent. Poursuivant à pied la route par laquelle nous étions arrivés, nous sommes allés jusqu’à un petit chemin qui pénétrait dans des vignes, à droite et à gauche. Le sol était caillouteux, sec et blanc, calcaire. Les pieds de vigne bien alignés, les ceps déjà anciens, noueux, épais, présentaient des feuillages qui arrivaient à ma hauteur.
Nous avons marché de longues minutes dans cette plantation, bien maladroitement en raison du sol très inégal, fait de terre blanche et sèche et de cailloux ronds de toutes tailles. Selon l’alignement des vignes et l’épaisseur de leurs ramures, nous étions parfois à l’abri du vent. Alors, il faisait chaud, très chaud. Et la poussière fine emplissait l’air et rendait difficile la respiration; Mon père a posé quelques questions à celui que je pensais être le propriétaire de cette terre. Il a parlé de l’âge de ce vignoble, de sa productivité, des travaux à y faire, de l’existence d’une coopérative à proximité. L’idée qu’il voulait venir y travailler commençait à se faire jour dans mon esprit. Jamais il n’a parlé de valeur du terrain, de surface à cultiver, de valeur des vignes ou de vente de la production.
Après la visite des vignes, nous avons parcouru une parcelle qui m’a semblé assez petite, comportant plusieurs cerisiers bien plus bas que les deux qui étaient dans notre jardin de la banlieue grenobloise. Une herbe rare et rase occupait le terrain de cette parcelle. Au-delà, s’ouvrait une garrigue touffue, épineuse, sèche qui descendait en pente douce et dans laquelle nous ne nous sommes pas aventurés. Tout au fond, au loin, un vieux mur de pierres formait ce qui pouvait être la limite de propriété.
La visite des terres était terminée et nous sommes remontés doucement vers la maison. Mon père et le propriétaire des lieux se sont retirés dans une petite pièce adjacente à la pièce commune. J’ai attendu un peu, j’ai tourné en rond, je suis sorti dans la cour où j’ai retrouvé lumière et vent. Arrivé au portail ouvert de la cour, j’ai regardé la rue que nous venions de parcourir, notre voiture stationnée juste en face. Il ne passait personne, il n’y avait personne. Que faisais-je ici ?


(à suivre)

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Le jour où j’ai failli devenir fils de vigneron (1)

Nous étions partis tôt le matin et je m’étais levé bien avant l’heure habituelle. La chose n’avait été décidée que la veille au soir, c’est à dire que l’on ne m’avait annoncé ce départ matinal qu’au cours du repas du soir. Mais où allions-nous ? Je n’en savais rien et mon père, au volant, ne m’en parlait pas.
« Tu verras bien … »
Il faisait beau, un vrai beau temps de grand soleil. Ce devait être un samedi. Parce que samedi et dimanche étaient les seuls jours de congé de mon père. Et que le dimanche était traditionnellement réservé à la sortie familiale. Il ne pouvait être question de la supprimer et d’en priver mes sœurs.
Au début, j’ai bien reconnu la route. Partis de la banlieue de Grenoble, nous avions pris la « rive gauche ». Une Nationale que je connaissais parfaitement pour aller souvent à Saint-Marcellin où habitait ma grand-mère. Mais aujourd’hui, la « traction avant » Citroën, une voiture grise, (tiens, je me souviens de l’immatriculation: 333 CV 38) poursuivait son chemin: Chabeuil, Crest et puis je ne sais plus. J’ai dû m’endormir un peu. Il n’est pas facile de rester les yeux ouverts pendant de longues heures, si l’on n’a rien d’autre à faire que de regarder le paysage. Et par ailleurs, mon père ne parlait pas beaucoup. Pas uniquement parce qu’il était absorbé par la conduite de la voiture, mais surtout parce qu’il n’était pas bavard. Jamais …
Tout au plus, j’ai pu remarquer que le paysage devenait toujours plus sec, moins vert et que les montagnes du départ laissaient la place à des collines couvertes de forêts discontinues, entrecoupées de larges saignées blanches et lumineuses.

 »Curieusement, des pensées m’assaillaient, qui tournaient autour de ma vie quotidienne à la maison. Nous vivions depuis peu de temps, un an ou deux, dans une nouvelle grande maison achetée par mes parents dans la banlieue sud de Grenoble. Une maison qui devait bien avoir une centaine d’années, construite au milieu du dix-neuvième siècle. La maison avait deux étages et ses balcons ouvragés en planches de bois découpé lui donnaient un peu l’air d’un chalet égaré dans le village qu’était encore notre commune. La maison avait été un peu saccagée, mal partagée, pour y faire vivre deux familles qui se répartissaient les pièces du rez de chaussée et du premier étage, mais qui se partageaient aussi un escalier commun pour passer d’un étage à l’autre. Les exigences d’une relative intimité réciproque avaient obligé au percement de portes de communication en des endroits un peu improbables. Il restait encore à aménager, nettoyer, repeindre, tapisser tout ceci et je cherchais à donner souvent le coup de main à mon père qui réalisait l’essentiel de tous ces travaux. En hiver, l’absence de chauffage dans les chambres faisait que les vitres s’engivraient pendant la nuit. Les chambres étaient nombreuses, j’avais la mienne, pas très grande mais bien agréable pour y faire un peu ce que je souhaitais, et mes sœurs se partageaient les autres en fonction de leurs âges. J’avais six sœurs, toutes plus jeunes que moi puisque j’étais l’aîné. J’avais aussi un petit frère, de onze ans plus jeune que moi. Il avait donc un, voire deux ans. »
 »Un grand jardin de près de huit cents mètres carrés éloignait la maison de la route. Il était richement arboré d’arbres déjà anciens: deux cerisiers, deux pruniers, des pommiers et surtout beaucoup de terrain pour y cultiver des légumes, ce que mon père avait entrepris dès la prise de possession des lieux. Enfin, au fond du jardin, à proximité du portail d’entrée qui permettait d’accéder chez nous depuis la rue, un grand poulailler avec des grillages surélevés et un clapier avaient été montés. Les scènes d’exécution des animaux de la basse-cour m’impressionnaient, qu’il s’agisse du canard à qui l’on coupe la tête et qui se relève et ne tombe pas pendant quelques secondes, ou bien du lapin que l’on pèle de haut en bas en retournant sa peau comme l’on retourne un gant. »
 »Dans ce village du sud de Grenoble, je n’ai fait qu’une seule année scolaire, celle du cours moyen deuxième année, dans un groupe scolaire où garçons et filles étaient séparés. Peu importait, notre grand jeu était de jouer aux billes sur de longs tracés, un peu comme des circuits automobiles, que l’on dessinait dans le sable de la cour. J’ai un très mauvais souvenir de cette unique année scolaire. Sous un vaste préau couvert, avaient été empilés de vieux bureaux et bancs condamnés en raison de leur grand âge et par l’arrivée de matériel plus moderne, en particulier des bureaux individuels. Lors d’une récréation, échappant à toute surveillance, un ou plusieurs camarades s’étaient lancés à la conquête de cet empilement de mobilier qu’ils avaient escaladé. Parvenus presqu’au sommet, la pile de tables, chaises, bureaux s’est effondrée et eux avec. Victime d’un grave traumatisme crânien, l’un des élèves s’était tué. J’ai aussi un bon souvenir de ce groupe scolaire. Le vendredi après-midi, pour terminer en beauté la semaine, nous avions droit à une séance de cinéma en noir et blanc. C’est là que j’ai découvert Laurel et Hardy et mes premiers Charlot. Toutes les classes des « grands » s’y retrouvaient, garçons et filles. Et puis, je suis entré au lycée. »
 »Sincèrement, je n’ai pas le souvenir d’avoir été très heureux dans cette maison, surtout parce que son ambiance ne me plaisait pas. Je l’ai dit, j’étais l’aîné de six sœurs et frère. Depuis des années, en fait depuis toujours, je voyais presque chaque année un autre bébé prendre place dans la famille et me repousser un peu plus loin de mes parents, de ma mère comme de mon père. Non, je ne peux pas dire que je n’ai pas été aimé, mais j’ai le sentiment d’un petit manque d’affection. Il y avait l’essentiel mais surtout beaucoup d’exigences; je devais être le modèle, celui qui doit réussir, qui doit donner l’exemple. »

Après des heures interminables, nous étions parvenus à Vaison la Romaine. Je le sais pour avoir lu le panneau Michelin à l’entrée de la commune. Mais ce nom ne me disait rien du tout, je ne connaissais pas cette petite ville qui me sembla bien calme. Sur une colline proche, il y avait un château qui me paraissait en ruines. Il y avait aussi une rivière bien basse qui serpentait parmi les lits de gravier et les cailloux. Un pont en arche l’enjambait C’est bien plus tard que je saurai qu’il s’agissait de l’Ouvèze.

Vaison la Romaine (DR)


Ce n’était pas encore le but ultime de notre déplacement, mon père me le confirma. Mais il me précisa cependant que nous étions arrivés, que nous étions dans le cœur du territoire où nous conduisait notre sortie. Je trouvais la petite ville jolie si l’on peut dire, mais bien silencieuse, un peu comme endormie. C’était tellement différent de mon village de la banlieue de Grenoble. Chez nous, il suffisait de prendre le bus, de faire un quart d’heure de route et nous étions dans la ville, avec ses immeubles, ses rues et avenues, ses commerces, son animation, ses gens qui se déplacent sans interruption, son bruit, sa circulation automobile. Ici, nous nous retrouvions au centre d’un village, après avoir fait plusieurs centaines de kilomètres dans des campagnes diverses. Encore cinq minutes et nous allions ressortir du village.
D’ailleurs, c’est ce que nous avions fait, en poursuivant notre route pendant encore une quinzaine de kilomètres, une petite demi-heure. Nous voici dans un village, si on peut appeler ça un village, nommé Le Barroux. Et nous nous sommes arrêtés dans une rue intitulée route de Saint-Jean. Au-dessus de ce village, il y avait également un château, partiellement en ruines. Mais à bien y regarder, ce sont presque tous les villages qui possèdent une colline ou un promontoire couronné par un château ou une petite forteresse. Ce doit être une caractéristique de la région.
La voiture était stationnée dans cette petite rue bordée de murs et de haies épaisses. Le vent, le mistral, soufflait si fort que l’on avait l’impression qu’il faisait froid, bien que brillait un grand soleil. De l’autre côté de la rue, une maison basse précédée d’une grande cour dont le portail était totalement ouvert. C’est là que nous entrâmes. Un homme nous attendait sur le pas de la porte. Il était vêtu d’un pantalon de velours et d’une large chemise qui flottait sur celui-ci. Ses traits étaient burinés, secs et lui-même n’était pas forcément très accueillant.


(à suivre)

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Egypte

529 condamnés à mort: l’Egypte est-elle devenue folle ?

529 condamnations à mort d’un seul coup ! Tel est le verdict d’un tribunal de Moyenne Egypte (Minya) à l’encontre de supposés Frères Islamistes accusés du meurtre d’une personne lors des violents affrontements du mois d’août 2013 au Caire, affrontements entre la police et les Frères Musulmans qui s’étaient soldés par la mort de plusieurs centaines de manifestants (1400 !).
Le procès qui s’est tenu à Mynia s’est déroulé en … 48 heures, sans que les accusés aient eu la moindre possibilité d’exprimer leur défense, leurs avocats s’étant vu interdire l’accès à la salle d’audience pour des raisons de sécurité.

Cette condamnation de masse est, avant tout, une sinistre décision de la part d’une justice délirante au service d’une contre-révolution conduite par l’armée et la maréchal Abdel Fattah al Sissi, futur président proclamé de l’Egypte.
Alors, bien sur, les commentateurs en limitent la portée en affirmant que les condamnés à mort ont la possibilité de faire appel et que,  »in fine », les décisions du tribunal doivent être validées par le mufti, représentant de l’islam auprès du gouvernement. Tout ceci n’est que paroles en l’air de la part de commentateurs qui se sont souvent satisfait de la mise à l’écart de Mohamed Mori, hésitant de longues semaines avant de reconnaître, les lèvres pincées, que l’éviction du Président élu était bel et bien un coup d’état militaire.

Parents et amis de militants pro-Morsi (C)AFP


Faire appel pour les condamnés, c’est avoir la certitude de passer plusieurs années dans les prisons égyptiennes, les plus « dangereuses » du monde, tant les pratiques de vexation, d’humiliation, de chantage, de torture y sont monnaie courante. Nombre de ces condamnés savent qu’ils mourront en prison sans qu’aucune condamnation formelle n’en soit à l’origine !
Par ailleurs, une grande partie de ces condamnés à mort l’a été par contumace, parce que les accusés sont en fuite. Ils ont sans doute le tort d’être convaincus du sort qui les attend. Pour eux, il n’est pas question de faire appel: il ne leur reste qu’une attitude à observer, celle de la clandestinité perpétuelle !

Comment un tribunal, comment un juge peuvent-ils prononcer de telles sanctions ? Il faut qu’ils aient l’appui inconditionnel des autorités et qu’ils se sentent bien forts pour le faire ! Que cette décision de tribunal soit, en fait, un « message politique » visant à réaffirmer que l’islamisme et les Frères Musulmans périront ensemble et totalement s’ils ne cessent pas de se manifester !, s’ils ne cessent pas d’exister tout simplement.
Ce soir ou demain, il est prévisible qu’une nouvelle « charrette » de condamnés à mort soit décidée par le même tribunal, puisque ce sont 1200 accusés qui doivent comparaître devant lui !

Avant de protester (ce qui est indispensable), rappelons-nous cependant que cette caricature de justice est l’œuvre de juges qui étaient en exercice lors du mandat présidentiel de Morsi. Et que celui-ci (Morsi) bataillait pour épurer la justice, comme il bataillait pour épurer la police, comme il bataillait pour épurer l’armée, comme il bataillait pour épurer les administrations, toutes institutions demeurées dans les mains des nostalgiques de Moubarak.
Rappelons-nous que le discours dominant, celui qui a prétendument été validé par plusieurs millions de pétitionnaires, celui qui a été défendu par une large partie des « révolutionnaires », était de dire que Morsi voulait faire main basse sur toutes les structures de l’Etat égyptien, en l’accusant de népotisme.

Que cela ait été son projet ou non, nous ne le saurons jamais puisqu’il n’a pas été mis en œuvre et qu’aucune expérience démocratique n’a été tentée avec ce Président islamiste.
Ce qui est certain, par contre, c’est qu’aujourd’hui l’Egypte plonge irrémédiablement dans la folie contre-révolutionnaire.

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Ecologie

McPhy entre en bourse

Ce blog n’a pas vocation à défendre les industriels et à mobiliser les investisseurs en leur faveur. C’est pourtant ce que nous faisons aujourd’hui. Il y a quelques temps déjà, à propos de production d’électricité (Plus-on-est-riche,-plus-on-est-heureux) à partir de sources renouvelables, à propos de Jeremy Rifkin, nous avions cité la Société McPhy Energy (http://www.mcphy.com/fr/).

Le premier intérêt à parler de cette entreprise, c’est qu’il s’agit d’une entreprise dont le Siège Social se trouve à proximité immédiate de notre « pays », à La Motte-Fanjas très exactement, département de la Drôme.

La seconde raison est que cette entreprise, à rayonnement international, a choisi de se spécialiser dans les techniques de stockage de l’électricité. Chacun sait et répète que les éoliennes, les panneaux solaires, les générateurs d’électricité par des moyens mécaniques (roulement, houle, flux divers, …) présentent le gros inconvénient de produire une électricité intermittente et non adéquate aux besoins. La seule solution capable de faire avancer la production d’électricité verte en faveur d’une alternative crédible aux productions actuelles (thermique ou nucléaire) passe par le stockage de l’électricité produite.
Pour être crédible, ce stockage doit être également « vert », c’est à dire peu producteur de CO2. McPhy Energy apporte une réponse à cette exigence: la production d’hydrogène (H2) par électrolyse de l’eau, et le stockage de celui-ci sous forme d’hydrures métalliques (hydrure de Magnésium).

Enfin, le troisième raison est que cette société a décidé d’entrer en bourse et que cette introduction a pris effet le 13 mars et se poursuit jusqu’au 18 mars à 17 heures. Il y a longtemps qu’aucune introduction boursière ne s’est présentée en France. Les entreprises de caractère écologique, durable, alternatif, en faveur d’une nouvelle économie, sont encore plus exceptionnelles. Et, point non négligeable, cette valeur McPhy est éligible aux Plan d’Epargne en Actions (PEA).
La valeur d’introduction des actions offertes au public est comprise entre 6.75 € et 8.25 €.

McPhy, entrée en bourse (DR)