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Guerre 1939-1946

A propos de Léa Blain (1)

Léa Blain est une jeune fille engagée dans la Résistance, sur le plateau du Vercors, qui est morte exécutée par l’occupant allemand. Voici son histoire.

Ce texte a été rédigé en seconde partie des années « 80 », soit depuis au moins une quarantaine d’années, par Maryse BAZZOLI, née DUMOULIN, professeur d’histoire et géographie au Collège de Saint-Marcellin, domiciliée à Chatte. Par principe, il était destiné à accompagner la projection d’un diaporama, son libellé étant complété par la projection d’une petite centaine de diapositives. A l’origine, Yves Micheland en a assuré la « voix ». Jean-Paul PAPET l’a pris pour base de la conférence qu’il propose depuis de nombreuses années.

En 2025, Jean-Paul Papet poursuit cette conférence ; il l’a donnée le 17 mai dernier à Saint-Marcellin lors de la « Journée Mémoire ». Il la redonnera le 20 septembre prochain, à Vassieux-en-Vercors, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine.

Ce texte, tel que publié, n’a subi aucune modification, ni de fond, ni de forme. Il est strictement tel que Maryse Bazzoli l’a rédigé, à l’exception de quelques modifications de détail apportées par Yves Micheland.

Pour ma part, j’ai rédigé de très courtes notes biographiques relatives aux noms propres qui sont cités tout au long de ce texte : vous les trouverez regroupées en fin de document.

 » LA DEFAITE

En septembre 39, la Wehrmacht envahit la Pologne sans déclaration de guerre. La France et la Grande-Bretagne s’engagent dans le conflit qui va durer jusqu’en 1945.

La mobilisation est générale. Des affiches placées en différents points de notre village font connaître l’ordre de départ aux recrues classées, comme en témoigne le présent fascicule de mobilisation, de 1 à 7, en fonction de leur âge, situation de famille, état de santé. Dès les jours suivants, les rues résonnent du pas des chevaux qui partent aussi pour le front.

Pendant neuf mois, Français et Allemands s’observent , sans agir, derrière leurs propres lignes fortifiées – ligne Maginot et ligne Siegfried – c’est la drôle de guerre.

Mais, le 10 mai (1940), l’Allemagne lance l’offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg : le 13 mai, les panzer-division franchissent la Meuse à Sedan et déferlent dans trois directions ; Nord, Ouest et Sud. Les alliés, pris dans un gigantesque piège, peuvent en partie être évacués par Dunkerque, vers l’Angleterre. Au Sud, la bataille de France tourne à la débâcle. C’est près de Soissons que fut tuée la première victime chattoise, Paul Serrières, du 28° bataillon de chasseurs, en juin 1940.

La peur jette sur les routes des millions de civils, d’officiers, de soldats sans armes. L’exode s’ajoute à la confusion de la défaite. Pendant un mois la moitié de la France s’est vidée de ses hommes qui arrivent dans les départements libres où on les accueille tant bien que mal.

C’est ainsi que Chatte doit prendre en charge des réfugiés venus pour la plupart de la région de Franche-Comté. Mademoiselle Lucie Ageron-Berger (1) et les jeunes filles du patronage, parmi lesquelles Léa Blain, les accueillent avec un grosse soupe populaire. Puis on les loge dans des maisons inoccupées, chez l’habitant, dans la salle de musique (devenue depuis salle du foot).

Le 17 juin, le maréchal Pétain s’adresse à la nation ; il annonce son intention de demander l’armistice.

Le 18 juin, c’est l’appel de De Gaulle, réfugié à Londres. Peu entendu alors, il est publié le 22 juin dans « Le Petit Dauphinois » (en réalité le 19 juin).

Le 22 juin, l’armistice est signé et prend effet le 25. Ses clauses sont très dures. L’Allemagne occupera les les 3/4 du territoire. Les prisonniers – 2 millions ! – ne seront pas libérés, l’armée sera dissoute.

L’armée de l’armistice ne comptera que 100 000 hommes. La ligne de démarcation est la nouvelle frontière qui sépare « la France de la France », c’est à dire la France libre de la France occupée. Mais pour beaucoup, « c’est la fin du cauchemar, la honteuse satisfaction de la défaite », et le reflux des réfugiés.

Le 10 juillet, le maréchal reçoit les pleins pouvoirs par 569 voix contre 80 parmi lesquelles celle du député socialiste de Vienne, Léon Martin (2), révoqué ce même jour de la Mairie de Grenoble.

Le 11 juillet, l’État Français remplace la République.

Le prestige du Maréchal, le vainqueur de Verdun, masque aux Français, peu informés de surcroît, le sens de la Révolution Nationale. Si le retour aux valeurs traditionnelles, Travail, Famille, Patrie, séduit, les autres mesures sont inquiétantes.

En octobre 1940, Pétain et Hitler ont échangé à Montoire une poignée de mains historique. Le suffrage universel est supprimé. Juifs, Francs-Maçons sont chassés de la fonction publique. C’est le temps des chantiers de jeunesse, du culte du chef : dans les écoles on écoute le Maréchal et l’on chante « Maréchal, nous voilà !» L’ordre moral règne, il est interdit de faire la fête … Mais en 1942 les jeunes de Chatte célébrèrent malgré tout leurs 20 ans en chantant et dansant sous le préau de l’école, au son de l’accordéon de Lucien Montlevier.

Pendant deux ans on s’accommode du régime qui, en zone non occupée, présente l’image d’un gouvernement indépendant.

La préoccupation essentielle des Français est alors : se nourrir, le ministère du ravitaillement général impose un rationnement sévère. Le pays est désorganisé, les importations coloniales arrivent mal, il faut livrer des vivres aux Allemands. Chacun a sa carte d’alimentation et doit en tenir une sérieuse comptabilité. Il y a aussi le marché noir. Dans un secteur rural on se débrouille plus aisément. La compagne d’André Jullien-Dubreuil (3) a caricaturé la femme du Docteur Carret de façon très évocatrice.

Chatte comprend alors 1500 habitants. C’est un milieu mi-ouvrier, mi-paysan, à prédominance paysanne, avec quelques familles bourgeoises. Chaque jour des ouvriers de Chatte vont travailler à La Sône, à l’usine Morel qui produit des « magnétos » pour voitures et avions, des plots de radio, des douilles de mines anti-chars … et de temps en temps, témoigne une ancienne ouvrière …. des croix de Lorraine ! Le trajet s’effectue normalement à bicyclette ou, à pied, si la neige est abondante comme ce fut le cas dans l’hiver 40. De 1940 à 1944 Léa Blain travailla dans cet établissement d’abord à l’atelier, puis au bureau. Ce fut un centre actif de résistance.

Léa Blain est née le 22 mars 1922 à Tèche, mais a vécu dès l’âge de 3 ans à Chatte où ses parents se sont établis. Elle a fréquenté l’école du village. Chrétienne fervente et militante, elle prit une part active à la vie paroissiale. Pendant plusieurs années elle anima, dans le cadre du patronage, les « Ames Vaillantes » qui se réunissaient le dimanche après les vêpres. Très patriote aussi, elle faisait prier pour les prisonniers et pour la France. Seul lien entre eux et leurs proches ; ces cartes de correspondance. Et puis, c’étaient les jeux, les promenades et, moment très attendu, les pièces de théâtre jouées dans la salle paroissiale du Bourg. Une ancienne « Ame Vaillante » se rappelle une saynète très révélatrice du climat de l’époque. « Chacune des fillettes disposées en ronde symbolisait une province de France. Au centre, Léa, drapée de blanc, interpréta « Maréchal, nous voilà ! ». Elle aimait les rôles conformes à son idéal patriotique, à l’image de Jeanne d’Arc, ou Louise de Bettignies (4), héroïne de la grande guerre. « J’étais Louise de Bettignies, je n’étais plus Léa Blain », disait-elle.

A l’usine, elle avait un ascendant moral très fort sur ses compagnons, et défendait âprement ses convictions religieuses, ses idées sociales pour lesquelles on la qualifiait de communiste. A partir de 1942, elle fait partie du groupe actif de résistants de l’usine.

Renvois

1 – Lucie AGERON dit BERGER, née le 7 juin 1900 à Chatte, décédée le 5 septembre 1972 à Chatte

2 – Léon MARTIN. Le docteur Léon Martin, né le 20 décembre 1873 à Saint-Martin-de-Clelles (Isère), décédé le 24 juin 1967 à Grenoble, ancien député (1936-1940) et maire de Grenoble (1932-1935, puis à nouveau de 1945-1959) militant socialiste et franc-maçon, membre du mouvement Franc-Tireur, et pionnier des premiers camps du Vercors, dits « camps-refuges », avec Aimé Pupin.

3 – André JULLIEN-DUBREUIL. Cette notation a été maintenue dans la totalité du document, sauf lorsqu’il s’agit du pseudo de combattant. Il s’agit en fait d’André JULLIEN, né le 27 février 1903 à Amiens (Somme) et décédé le 1er août 1944, exécuté à Sassenage par les Allemands. Il a été poète et auteur dramatique sous le pseudonyme de Jullien Du Breuil ou André Du Breuil. Mobilisé en 1939, puis rendu à la vie civile lors de l’armistice de 1940, il entre dans la Résistance sous le nom de Dubreuil (secteur 8 de l’Armée Secrète en Vercors).

4 – Louise DE BETTIGNIES. Née le 15 juillet 1880 à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), décédée le 27 septembre 1918 à Cologne (Allemagne), elle est une résistante et une agente du renseignement français, sous le pseudo d’Alice Dubois, durant la Première Guerre mondiale.

Léa Blain (Photo « Noël »)

A suivre

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Françoise Sagan

Huitième chapitre: Françoise Sagan et la guerre, la Résistance, la Libération

PETITE HISTOIRE DE L’ENFANCE ET DE L’ADOLESCENCE DE FRANÇOISE SAGAN A SAINT-MARCELLIN

Entre 1940 et 1945, la Ville de Saint-Marcellin, qui n’est pas dans le Vercors, mais au pied du Vercors, n’était pas au cœur des combats pour la libération du pays, face à l’occupant allemand. La famille de Pierre Quoirez n’est pas venue à Saint-Marcellin pour se réfugier en zone libre, mais parce qu’il avait été nommé directeur de deux usines. Cependant, la guerre est quotidiennement présente dans les nouvelles qui sont diffusées et les commentaires qui les accompagnent. Et il convient tout de même de se souvenir des actes de guerre les plus marquants qui ont été commis à Saint-Marcellin et dans ses proches environs, cette liste n’étant pas limitative.

  • 29 novembre 1943, Victor Carrier est sommairement exécuté, il était l’organisateur, avec le Docteur Valois, du secteur 3 de l’Armée Secrète de l’Isère. Son épouse décédera le 20 mars 1945 à Passy, des suites des tortures subies à la prison de Montluc, à Lyon.
  • 29 janvier 1944, après la quasi-destruction de Cognin-les-Gorges et de nombreuses victimes, c’est Malleval qui est le théâtre de 32 assassinats.
  • 25 mai 1944, Jean Rony, blessé le 22 lors de l’arrestation et l’exécution du radio Camille Monnier, décède.
  • 26 juillet 1944, 19 résistants sont fusillés à Beauvoir-en-Royans.
  • 27 juillet 1944, rafle à Saint-Marcellin, dont nous avons déjà parlé.
  • 29 juillet 1944, nouveau drame à Malleval, village martyr, avec 6 tués.
  • 22 août 1944, bombardement de Saint-Marcellin.

Dans ses souvenirs, repris par certains de ses biographes, Françoise Sagan raconte au moins quatre anecdotes dont il est bien difficile de confirmer les faits, car il s’agit de la mémoire d’un enfant et que les éventuels témoins ne sont plus là.

Il en est ainsi de la scène du patriote qui vient entreposer sa camionnette bourrée d’armes dans la propriété de La Fusilière, camionnette que Pierre Quoirez ira planquer à la campagne avant que les soldats allemands ne débarquent, avec agressivité, pour fouiller les lieux, après avoir alignés contre le mur la totalité des habitants de la maison. Pour certains, il s’agit d’un vrai patriote quelque peu léger dans son comportement. Pour d’autres, il s’agirait d’un provocateur. La scène laissera un souvenir d’angoisse et de peur dans l’esprit de Françoise Sagan.

Par contre, le bombardement de Saint-Marcellin, parce qu’il a été le seul de toute cette période, ne peut pas être mis en doute, même si les souvenirs ne le placent pas toujours au bon moment. Ce bombardement s’est produit le 22 août 1944, le jour de la Libération de Grenoble. Françoise Sagan, et ses porte-paroles, parlent d’un étang dans lequel sa sœur, sa mère et elle-même seraient en baignade, d’avions qui seraient venus bombarder les bâtiments des Tabacs … Il n’y a pas d’étang à Saint-Marcellin et le bâtiment des Tabacs n’a pas été visé par l’escadrille allemande. Les cinq bombes (qui ont fait 9 victimes tuées et de nombreux blessés) sont tombées sur le centre ville et de l’autre coté de la Cumane, rivière locale, pour la cinquième. Quant aux mitraillages qui les accompagnaient, c’est le centre ville encore, jusqu’au couvent de Bellevue, qui en a été la cible (1). Il est donc possible de résumer l’évènement en affirmant que les trois femmes étaient en baignade dans le grand bassin du parc de La Fusilière quand sont arrivés les avions allemands. Après avoir lâché leurs bombes, ils ont mitraillé un peu à l’aveugle et notamment le vallon en bordure duquel se trouve le couvent, en vue directe de la propriété. Affolées, les femmes, en maillot de bain, sont allées se cacher sous le couvert des arbres.

Françoise Sagan raconte également une séance de cinéma qui lui a apporté de terribles informations et dont elle a gardé un souvenir impérissable. Cela se passe-t-il à l’Eden de Saint-Marcellin, ou à Paris, ou bien à Lyon ? Le film projeté est-il « L’incendie de Chicago », « L’incendie de San-Francisco » ou un « Zorro » ? Fragilité des commentaires, légèreté des commentateurs … Une chose est certaine: lors de la fin de semaine des 15 et 16 juin 1946, « L’Incendie de Chicago » a été programmé à Saint-Marcellin, à l’Eden, et Françoise était à Saint-Marcellin, sa sœur Suzanne y préparant son mariage. Toujours est-il qu’en début de séance, dans le cadre des « Actualités », sont projetées les images de l’ouverture des camps de concentration par les Alliés, images montrant des bulldozers charriant, dans la neige, des monceaux de cadavres vers des fosses communes. Ces images, d’une violence extrême pour une jeune fille de dix ans, traumatisent Françoise Sagan qui interroge sa mère, ou sa sœur, ou bien la dame de compagnie qui accompagne la famille depuis des années.

C’est vrai, ça ?Oui, c’est vrai !

Enfin, dernière anecdote, la scène de tonsure de femmes accusées de faiblesses à l’égard de l’ennemi sera bien difficile à documenter, même s’il semble avéré qu’elle ait bien eu lieu, à Saint-Marcellin, en plein centre ville, comme dans de multiples communes …. C’est Marie, la mère de Françoise Sagan qui interpellera vivement les auteurs de ces actes en leur expliquant que ce qu’ils font là ne vaut pas mieux que ce qu’ont fait les Allemands. En faisant cette enquête, plusieurs nous ont affirmé la véracité de ces faits, en précisant parfois qu’il avait fallu protéger certaines femmes d’une vindicte totalement injustifiée.

Françoise Sagan a dit à plusieurs reprises que ces quatre anecdotes ont été, toute sa vie, porteuses de ses engagements très forts contre le racisme, l’antisémitisme et les violences de tous ordres contre les femmes et les hommes.

Toutes les guerres ont une fin. Cette période de la Libération est marquée aussi, dans les mémoires, par la présence de soldats américains à la Fusilière. Cela signifie, sans aucun doute possible, que ces soldats ont été invités par Pierre Quoirez et sa famille à venir quelques instants dans le parc de leur propriété, ce dont témoignent plusieurs photographies. En effet, cette maison est située totalement en dehors de l’axe utilisé par les troupes américaines et les FFI en ce 23 août 1944, jour de la libération de Saint-Marcellin.

1944 – Françoise Sagan et une autre jeune fille (?), probablement à La Fusilière – Collection privée – Tous droits réservés
Françoise Sagan – Collection privée – Tous droits réservés
Françoise Sagan – Collection privée – Tous droits réservés

Nous profiterons du fait de raconter la Libération pour effectuer un correctif à une erreur fréquente concernant la provenance des troupes qui ont libéré Saint-Marcellin. Même R.E.M.P.A.R.T s’y est trompé ! Il est souvent entendu que les troupes en provenance du Débarquement de Provence (entre Toulon et Cannes) ont « remonté » le territoire par les vallées du Rhône et de l’Isère. Cette interprétation est fausse : le débarquement a eu lieu le 15 août 1944, un premier regroupement de troupes anglo-américaines et françaises (armée française libre) remonte par Gap (20 août), le Col Bayard et Lus-la-Croix-Haute (21 août), la jonction est faite avec les maquisards de la Drôme, des Hautes-Alpes et de l’Isère, ces troupes arrivent à Vif et affrontent les Allemands au Pont-de-Claix, pour parvenir à Grenoble le 22 août et défiler sur le Cours Jean-Jaurès. Le 22 août, libération de Voiron, Voreppe. Le 23 août, libération de Bourgoin par les FTPF et libération de Saint-Marcellin. Le 24 août, libération de Rives, toujours par des troupes en provenance de Grenoble. Le cas de Romans-sur-Isère est représentatif. La ville est libérée une première fois, le 22 août, par un groupe de FFI galvanisés par ce qui se passe un peu plus au nord. Mais la ville est reprise le 27 août par les Allemands couvrant la retraite de leurs troupes qui refluent de Montélimar. Ils ré-occupent la ville et détruisent les ponts les 29 et 30 août. Ce n’est que ce 30 août que les forces alliées, en provenance de Grenoble, libéreront définitivement la ville de Romans. Dans le même temps, une autre coalition remonte la vallée du Rhône et libère Montélimar le 28 août, Valence le 31 août et Lyon le 3 septembre. (2)

Françoise Sagan à Saint-Marcellin -Premières lectures – Collection privée – Tous droits réservés

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Ma photo de la semaine 24: racines

Ces racines ne sont pas originaires d’un coin d’une profonde forêt tropicale, mais bien du Vercors, au-dessus de la cascade du Bournillon, entre la Grotte des Gaulois et la Porte du Diable …

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Ma photo de la semaine 23: de glace …

La photo a été prise dimanche 6 juin à environ 1500 m d’altitude, dans une “glacière” du plateau de Lente (Vercors); une version fragile et non éternelle des stalagmites et stalactites que l’on trouve dans les grottes de ce massif.

Stalagmites et stalagtite de glace