Elle est double, cette semaine. Il s’agit de la photo recto et verso de la statue de la Justice installée Place Palud (Place de l’Hôtel de Ville), à Lausanne. Réalisé en 1584-85, l’original de cette allégorie est conservé au musée. Il s’agit-là d’une copie mise en place en 1930 et dont les couleurs ont été rafraîchies en 2006, conformément à l’original.
Aux pieds de la Justice, yeux bandés, glaive et balance en mains, on trouve l’Evêque, l’Empereur, le Grand Turc et un Magistrat en soumission. Cette Justice a ceci de particulier qu’elle est court vêtue et dévoile son genou, en contradiction avec la représentation classique de la Justice en toge ou longue robe.
Voici déjà quelques mois (Faut-il-mettre-un-terme-à-l-aide-à-l-Afrique) , j’avais parlé d’un livre écrit par Dambisa Moyo, alors même qu’il n’était pas encore traduit en français. C’est en parcourant les sites progressistes et critiques de l’Afrique Noire que j’avais découvert cet ouvrage. Le voici traduit en français, sous le titre de “L’AIDE FATALE” et publié chez Lattes.
La thèse est assez simple. Les faits montrent à l’envie que l’aide apportée à l’Afrique ne contribue pas à son décollage économique, loin s’en faut, puisqu’au contraire les inégalités s’accroissent et la pauvreté augmente. La solution réside dans une suppression prochaine de l’aide et le remplacement de celle-ci par quelques principes économiques d’inspiration assez libérale:
utiliser les marchés d’obligations,
encourager une politique d’investissements dans les infrastructures en échange de matières premières, comme le fait la Chine,
mettre un terme au protectionnisme européen et américain en matière de produits agricoles et de matières premières,
développer le rôle des intermédiaires financiers, notamment en microfinance.
La réponse laisse un peu perplexe. La cause en serait le poids des valeurs religieuses qui imprègnent le politique en créant une sorte d’obligation morale à l’aide des pays pauvres de la part des pays riches. Je veux bien, mais je ne suis pas certain qu’il n’y ait pas d’autres facteurs et notamment le fait que les pays riches SAVENT que l’aide entraîne une dépendance, que cette dépendance a souvent pour nom la DETTE, et qu’en raison de cette dépendance les pays riches s’octroient des droits sur les matières premières: pétrole, métaux rares, uranium, …
Quoi qu’il en soit, cet ouvrage ne laisse personne indifférent et sa place est bienvenue dans les débats qui entourent la définition d’une nouvelle mondialisation, ou d’une mondialisation plus respectueuse des ressources naturelles et dont les productions sont plus conformes aux besoins réels des populations.
Réalisée hier 18 octobre, en fin d’après-midi. Il s’agit des Rochers de Presles éclairés par le soleil se couchant au-delà de la Vallée du Rhône alors que le Vercors est assombri par la “bise noire”.
Juste un lien vers ce post (http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/10/15/alexandrie-le-genie-dune-ville/) tout frais assurant la critique du livre d’Olivier Poivre d’Arvor: Alexandrie Bazar. Pour noter qu’il est à l’origine d’une formidable bouffée de nostalgie et pour signaler avec plaisir (et honneur) qu’il reprend l’une de mes photos (Alexandrie-Le-Quatuor-…).
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